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Au cœur de la guerre que se livrent les hackers islamistes et les Anonymous

Le collectif de pirates informatiques Anonymous a décidé de rentrer en guerre contre l’islamisme radical sur Internet.  Crédit Reuters

Atlantico : Après les attentats contre Charlie Hebdo, le collectif de pirates informatiques Anonymous a décidé de rentrer en guerre contre l’islamisme radical sur Internet. Leur but était de traquer les djihadistes sur la toile. Cette entreprise est-elle sérieuse ? Quels sont les moyens d'”Anonymous” dans cette entreprise ?

Jean-Paul Pinte : Ce n’est pas la première fois qu’Anonymous revendique des attaques,leurs actions sont donc à prendre au sérieux. Ils ont déjà fait leur preuve avec par exemple l’attaque en 2012 du site de l’agence de renseignement australienne, mais aussi celle du site de l’Elysée, ou celle du ministère de la défense dont le site a été victime d’une attaque par déni de service (une action coordonnée d’un grand nombre d’internautes pour saturer le serveur NDLR) en mémoire de Rémi Fraisse.

Ils n’en sont pas à leur coup d’essai et multiplient les actions ces dernières années. A la base, leur cible se constitue des ennemis de la liberté d’expression, ce n’est pas l’islam qui est visée mais la propagande des islamistes. Pour eux le Web est un espace de liberté et de partage. Anonymous est un collectif mondial assez diffus de hackers “activistes” (un mouvement appelé “hacktivisme” NDLR). A la suite des attentats de Charlie Hebdo, ils ont décidé de parler de leur volonté de réagir sur le site Paste-Bin et planifient une attaque massive le 15 janvier. Leur particularité est qu’ils n’ont pas de hiérarchie pure ni de porte-parole, par contre ils ont des moyens assez importants : à la base, ils utilisent des “petites mains” qui deviennent ensuite des personnes un peu plus compétentes, puis, à la fin, des hackers experts qui peuvent interagir sur des systèmes informatiques. Malgré cet aspect diffus, ils sont organisés et il s’agit d’un groupe sérieux.

La police française a demandé à ce que personne ne joue son rôle sur Internet, car cela pourrait gêner le travail d’enquête. Cette “cyber-justice” anonyme menée au nom de la communauté présente-t-elle des risques ? Après tout, on dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions …

Oui, cela présente le risque de fausser les enquêtes. On peut faire le parallèle avec ce qu’on a dit sur la télévision et les journalistes récemment. Les chaînes de TV ont été parfois très mauvaises dans la gestion des crises. Je pense notamment à ce terroriste à Paris qui regardait la télé en même temps et qui pouvait suivre l’action des deux autres complices. Pour Internet c’est pareil : on peut toujours lancer un petit tweet avec l’effet d’une bombe et un équipement de communication peut mettre le bazar. Rien que certaines idées exprimées sur le net en rapport avec les récents évènements, par rapport à la défense des criminels par exemple, gênent la police sans que l’on s’en rende compte.

En face des Anonymous, leurs adversaires : des hackers se présentant comme “islamistes” ou revendiquant leur appartenance à divers groupes comme Daech. Ils ont d’ailleurs piraté un bon nombre de sites publics français ces derniers jours. Ces pirates sont-ils organisés et agissent-ils dans le cadre d’une stratégie commune ? Dans ce cas, quel est leur but ?

Le but final est toujours le même, dans les deux cas : montrer que l’on est capable de bloquer l’autre, totalement ou en partie, et se constituer, soi-même, en police sur le web. A la base, ce sont surtout des loups solitaires, mais maintenant on a plutôt affaire à des organisations : hors Anonymous l’objectif est aussi d’agir en groupe. Au début du hacking, l’idée était de se mettre derrière une machine, de parvenir à cracker puis de se retirer.Maintenant l’idée est de cracker, et de savoir ce qu’on pourrait en tirer, financièrement ou autre. On voit un peu apparaître le miroir d’Anonymous mais en islamiste et cette guerre peut durer longtemps.

Voir plus  http://www.atlantico.fr/decryptage/au-coeur-guerre-que-se-livrent-hackers-islamistes-et-anonymous-jean-paul-pinte-1955307.html#HLV2CzuVxB2dZSvS.99

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Et ben, s’il continue comme ça Snowden il n’aura plus nul part où aller.
Mais au moins il montre qu’il est fidèle à ses convictions, un grand homme. Dommage qu’il y ai si peu de pays prêt à l’accueillir.
Publié par Julien L., le Jeudi 10 Septembre 2015
 Edward Snowden dénonce la politique de la Russie sur Internet

Edward Snowden a adressé plusieurs critiques à l’encontre de la Russie, dont la politique concernant Internet tend vers plus de surveillance et plus de censure, à l’occasion de la remise d’un prix l’honorant de son action en faveur de la liberté d’expression.

Edward Snowden a beau avoir le statut de réfugié politique en Russie, l’ancien agent contractuel de la CIA et de la NSA garde un œil lucide sur la politique menée par Moscou. Ainsi, le plus célèbre des lanceurs d’alerte a renouvelé ses critiques contre la tentation russe d’étendre un peu plus la surveillance du web et de censurer davantage les contenus que le pouvoir juge inadéquats pour sa population.

Lors de la remise du prix Bjørnson, qui honore une personnalité s’étant distinguée dans la défense de la liberté d’expression, Edward Snowden a dénoncé les récentes modifications législatives ayant eu lieu en Russie qui ont pour effet de restreindre le champ de la liberté d’expression sur la toile. Il a aussi jugé avec sévérité les pressions exercées contre certains sites web.

PRESSIONS SUR WIKIPÉDIA, REDDIT…

Edward Snowden fait ici référence aux menaces à peine voilées du Roskomnadzor, un service fédéral russe en charge de la régulation des télécommunications, qui a eu dans son collimateur des sites de grande envergure, comme GitHub, Reddit ou Wikipédia, les menaçant de les bloquer dans tout le pays s’ils ne respectaient pas certaines consignes.

Celui par qui l’étendue de l’espionnage américain sur le net a été révélée il y a deux ans a aussi pointé du doigt les exigences du pouvoir moscovite, qui veut que Facebook, Google et Twitter se soumettent à la loi sur le contrôle des blogs et la censure et stockent sur des serveurs installés en Russie les données personnelles concernant les internautes russes.

LES “ERREURS POLITIQUES” DE LA RUSSIE

Pour Edward Snowden, qui assistait en visioconférence à la remise de son prix afin de ne pas courir le risque d’une arrestation en Norvège débouchant sur une expulsion vers les États-Unis, pays dans lequel il ferait face à des accusations extrêmement graves, la Russie commet des “erreurs politiques” sur ce sujet. “C’est mal de le faire en Russie, comme ce serait mal partout ailleurs“, a-t-il expliqué.

Edward Snowden a aussi dénoncé les efforts de Moscou de s’immiscer dans la vie privée des Russes, en particulier dans celle des homosexuels. La Russie, si elle n’interdit pas l’homosexualité, a fait passer une loi qui interdit la propagande homosexuelle dans le pays, au nom de la protection des mineurs et de la préservation des valeurs traditionnelles de la famille.

RÉFUGIÉ JUSQU’EN 2017

Edward Snowden bénéficie d’un titre de séjour l’autorisant à rester en Russie jusqu’en 2017. Au-delà, l’avenir du lanceur d’alerte est incertain : pourra-t-il bénéficier d’une extension de son permis sur le sol ou devra-t-il trouver une autre terre d’accueil ? Pour l’heure, rares sont les pays à vouloir l’accueillir, par crainte des mesures de rétorsion que les USA pourraient prendre en réaction.

En Europe, aucun pays ne souhaite officiellement l’accueillir. Le Parlement européen a pourtant demandé encore une fois à la Commission et aux États de faire en sorte d‘accorder l’asile politique aux lanceurs d’alertesqui dénoncent des pratiques de surveillance abusives“.

 

 

 

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Publié par Guillaume Champeau, le Mardi 08 Septembre 2015
L’UE priée d’accueillir Snowden et Assange “comme défenseurs des droits de l’homme”

Le Parlement européen a une nouvelle fois demandé mardi à la Commission et aux états membres de faire en sorte d’accorder l’asile politique aux lanceurs d’alertes “qui dénoncent des pratiques de surveillance abusives“.

Dans le cadre de l’adoption du rapport Schaake contre les abus des outils de surveillance sur internet, le Parlement européen a rappelé mardi son souhait que l’Union européenne accueille Edward Snowden, Julian Assange et d’autres activistes dans le cadre d’une procédure d’asile politique. L’ancien agent de la CIA qui a révélé l’ampleur de la collecte de données par l’agence américaine du renseignement est toujours hébergé en Russie sous un statut précaire, tandis que le fondateur de Wikileaks est enfermé depuis désormais plus de trois ans dans les murs de l’ambassade de l’Equateur à Londres.

Les eurodéputés ont souhaité ainsi attirer “l’attention sur la situation critique des lanceurs d’alerte et de ceux qui les soutiennent, notamment des journalistes, lorsqu’ils dénoncent des pratiques de surveillance abusives dans des pays tiers“. En juillet dernier, la journaliste américaine Laura Poitras qui a participé aux révélations d’Edward Snowden et qui en a tiré un documentaire en son honneur a décidé deporter plainte contre les USA pour le harcèlement qu’elle subissait.

Sans citer de noms mais en évoquant entre les lignes les cas de Snowden et d’Assange, le Parlement “estime qu’il convient de les considérer comme des défenseurs des droits de l’homme qui peuvent, à ce titre, prétendre à la protection de l’Union, conformément aux orientations de l’UE concernant les défenseurs des droits de l’homme“.

Aussi l’assemblée européenne “réitère son appel à la Commission et aux États membres pour qu’ils envisagent sérieusement la possibilité d’accorder aux lanceurs d’alertes une protection internationale contre toutes poursuites“.

Mais l’appel aura bien du mal à résonner, notamment en France. Le gouvernement a déjà plusieurs fois refusé l’asile à Julian Assange, envoyé une fin de non-recevoir à Edward Snowden, et modifié sa propre législation pour inciter les éventuels lanceurs d’alertes des services de renseignement françaisà garder le silence pour éviter des poursuites pénales.

 

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La National Security Agency a perdu son pouvoir de recueillir les relevés téléphoniques de millions d’Américains, grâce à une nouvelle mesure de réforme le Congrès a adopté le mardi. Le président Barack Obama a signé le projet de loi le mardi soir.

Il est le premier projet de loi de réforme de 9/11 mesures de surveillance post.

«Historique”, a déclaré le sénateur Patrick Leahy, D-Vermont, l’un des principaux architectes des efforts de réforme. “Il est la première révision majeure de la surveillance du gouvernement depuis des décennies.”

http://edition.cnn.com/2015/06/02/politics/senate-usa-freedom-act-vote-patriot-act-nsa/index.html